30 décembre 2008

Les 8 objectifs mondiaux de développement.

Agenda 21

Fixés par les Etats membres des Nations Unies, les 8 "objectifs mondiaux de développement" doivent, en principe, être atteints d'ici 2015 :

1.Réduire l’extrême  pauvreté  et la faim : réduire de moitié la proportion de la population dont le revenu est inférieur à un dollar par jour et dans les mêmes proportions celle qui souffre de faim,

2.Assurer l’éducation primaire pour tous : donner à tous les enfants, garçons et filles, les moyens d'achever un cycle complet d'études primaires,

3.Promouvoir l’égalité et l’autonomisation des femmes : éliminer les disparités entre les sexes dans les enseignements primaire et secondaire d'ici à 2005, si possible, et à tous les niveaux de l'enseignement en 2015, au plus tard,

4. Réduire la mortalité infantile de deux tiers pour les enfants de moins de 5 ans,

5. Améliorer la santé maternelle : réduire de trois quarts le taux de mortalité maternelle,

6. Combattre le HIV sida, le paludisme et autres maladies : stopper la propagation du VIH/sida, maîtriser le paludisme et d'autres grandes maladies, et commencer à inverser la tendance actuelle,

7.  Assurer un environnement durable : intégrer les principes du développement durable dans les politiques nationales; inverser la tendance actuelle à la déperdition de ressources environnementales, réduire de moitié le pourcentage de la population qui n'a pas accès de façon durable à un approvisionnement en eau potable et améliorer sensiblement la vie d'au moins 100 millions d'habitants de taudis, d'ici à 2020,

8. Mettre en place un partenariat mondial pour le développement : mise en place d'un système commercial et financier multilatéral ouvert, fondé sur des règles, prévisibles et non discriminatoire,
....

Agenda 21

Déclinaison concrète de l'Agenda 21 issu de la conférence de Rio en 1992, un agenda 21 local offre un cadre de travail aux collectivités locales et leurs habitants pour y mettre en œuvre les concepts de développement durable.Le terme agenda est à comprendre au sens anglo-saxon du terme, à savoir programme.
Celui-ci doit traiter harmonieusement les aspects :

.de développement économique durable,
.de justice sociale,
.de prudence environnementale,(Ignacy Sach) et, prioritairement, culturels en diffusant les connaissances et protégant le patrimoine sous ces toutes formes,médiatique, biologique, architecturale, savoir-faire professionnel toutes spécialités, même obsolètes...

Enfin un tel projet doit être imaginé avec la plus large participation de la population et des acteurs (associations, entreprises, administrations).
Au niveau européen, la mise en place des différents agendas a été initiée par la conférence d'Aalborg en 1994 suivie par celle de Lisbonne deux ans plus tard.

Définition :
Un agenda 21 local est l'un des outils de transcription dans la réalité du développement durable. Si, au final, il s'agit d'un plan d'actions programmées, la méthode d'élaboration de l'agenda 21 est aussi importante que le résultat final car, en réalité, les deux sont interdépendants. En effet, quelle que soit la nature de la structure qui s'engage dans un agenda 21, il s'agit bien de réorienter les actions de celle-ci à la lumière des principes du développement durable. Cela exige l'implication de toutes les parties prenantes. Pour une collectivité territoriale, les parties prenantes sont notamment les élus, les services, les « grands acteurs » (associations, administrations, établissements publics, syndicats professionnels…) et bien sûr les citoyens. L'autre impératif est la réalisation d'un diagnostic préalable à l'échange avec les parties prenantes. Ce diagnostic vise à donner à tous une base de travail et de discussion commune.En résumé, l'ambition d'un tel programme nécessite la mobilisation de tous mais plus particulièrement du plus haut responsable de la structure (directeur, président, maire ou chef de l'entité territoriale…).Il s'agit d'une démarche itérative c'est-à-dire qui est pérenne. Un agenda 21 doit constamment évoluer pour améliorer son efficacité d'où l'utilité d'une évaluation continue des actions mises en place à l'aide d'une batterie d'indicateurs.
Au sens strict, le terme d'agenda 21 local correspond aux plans de développement durable mis en place par les collectivités territoriales. En réalité, d'autres acteurs se sont appropriés le terme "agenda 21" pour qualifier leur projet de développement durable tels certains établissements publics ou entreprises.

Grandes étapes :
L'élaboration d'un agenda 21 est un processus qui s'élabore sur 3 à 4 ans le plus souvent.
Les étapes principales de sa rédaction sont le diagnostic, la concertation et l'écriture du plan d'actions.
Le diagnostic est composé de deux volets :
un état des lieux du territoire (histoire, ressources, forces et faiblesses, état/pression/réponses…)
une évaluation des politiques menées au regard du développement durable.
Ce double apport donne les informations nécessaires à l'engagement d'un dialogue avec les acteurs du territoire et les habitants.
La concertation fait partie intégrante d'une démarche se réclamant du développement durable (notion de gouvernance).
Cela suppose souvent une révolution de la part des institutions dans leur manière de concevoir leur action.
L'expérience montre que le partage de la réflexion est souvent difficile, mais toujours enrichissant pour le porteur du projet agenda 21.
L'écriture du plan d'actions doit restituer les propositions émises durant la concertation en les hiérarchisant et en les disposant selon un calendrier (d'où le nom d'Agenda). Le plan doit pouvoir être évalué au moyen d'indicateurs fiables et crédibles.
Concrètement, cela signifie que chaque proposition est analysée en terme de pertinence globale et vis-à-vis des compétences de la collectivité, l'incidence financière mais aussi en terme d'impacts environnementaux et sociaux.
Ce plan est ensuite soumis aux élus qui le modifient avant de le voter.
On entre alors dans la phase de mise en œuvre de l'agenda 21, qui en théorie n'est jamais terminé
(Cf. Principe de l'amélioration continue, et de l'adaptation au contexte changeant)

Exemples et état des lieux  :
En Europe, presque toutes les grandes métropoles et de nombreuses villes moyenne de l’Europe des 15 ont entamé un processus plus ou moins complet de planification de la soutenabilité de leur développement, ou d’agenda 21. Selon l'ICLEI, plus de 6 000 collectivités avaient un agenda 21 local en Europe, d'abord is sur les 36 000 communes, en 2000 seules un petit nombre avaient entamé un processus. Une Stratégie nationale de développement durable (SNDD), a été validée en 2003 par un Comité interministériel du développement durable. Elle s'appuie sur une batterie d'indicateurs renseignés par l’Institut français de l’Environnement (IFEN), que les citoyens pourront suivre. Les villes souvent citées comme en Avance sont notamment Lille, Nantes, Strasbourg, Lyon, Mulhouse, qui toutes ont des Agenda 21 différents, adaptés aux contextes locaux, dans le cadre de démarche de démocratie participative… ou Échirolles dans l'agglomération grenobloise (Isère) ayant validé son agenda 21 en 2003 et plusieurs fois récompensée au niveau national. Parmi les agendas 21 locaux originaux, figurent celui de la commune du Séquestre (81, Tarn) ; la plus petite collectivité française engagé dans cette démarche, ainsi que l'Agenda 21 du Sport Français mis en place par Comité olympique français avec l'aval et la collaboration du ministère de la Jeunesse et des Sports. Des régions (Nord-Pas-de-Calais), des départements (Réunion) ont mis en place des Agenda 21. Quelques collèges et lycées qu'on peut aussi considérer comme des collectivités ont entamé des démarches de ce type.
En Espagne, une Fondation pour la Recherche et le Développement de l’Environnement (FIDA) a été créée visant l'intégration des principes et critères du développement durable dans les documents d'urbanisme et de planification, l'appui aux Agendas 21 locaux et la mise en place d'indicateurs de suivi et de performance aux échelles locales.
Au Canada, certaines municipalités du Québec se sont dotées d'Agenda 21 local. Parmi celles-ci, les cas les plus avancés sont Baie-Saint-Paul (2005), Sorel-Tracy (2003) et Saint-Félicien (2005).

Ces initiatives proviennent des élus municipaux et de la base (citoyens, entreprises, organismes) pour améliorer la qualité de vie et de promouvoir le développement durable. Ces initiatives étant purement volontaires, les outils légaux, administratifs et les expertises pour mise en place des Agendas 21 locaux représentent un défi considérable.

Voir aussi :
-Sommet de la Terre 1992 (Rio, Juin 1992)
-Développement durable
-Agenda 21
-Haute qualité environnementale
-Trame verte
Liens externes :
-Guide pour des Agendas 21e siècle locaux : applications territoriales de développement durable viable
-Portail des agendas 21 locaux français
-Agence régionale de l'environnement de Rhône-Alpes
-L'histoire des villes durables européennes

Bibliographie  :
-Guide européen des Agendas 21 locaux, traduction française du guide anglais de l'ICLEI[3],
destiné à aider les collectivités à construire leur programme d'action à long terme vers le développement durable,
Lille, conseil régional Nord-Pas-de-Calais, 1995.- 104 pages. (fr)
-Guide de l'Agenda 21 scolaire, par le Comité 21 français (présentation)(fr)
-Bibliographie proposée par le ministère français de l’Équipement(fr)
Notes :
-International Council For Local Environmental Initiatives,
ou « Conseil international pour les initiatives écologiques locales »
-Récupérée de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Agenda_21_local »
Catégories : Article à internationaliser
- Pilotage du développement durable

Dernière modification de cette page le 9 mars 2008
copie le 30 12 2008 JL, Gaïa 2050

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Posté par jeandefoix à 18:15 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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